Alain Cazalis

Avec la série de peintures et gravures des «Migrations», Alain tente de mettre en scène le migrant, qui, projeté en avant par sa seule volonté et sa nécessité de survie, doit affronter tout ce qu’il pensait fuir: le mépris, les rapports de force, la cupidité, la peur.
Sans sa coquille, l’homme est un animal sans protection. Balloté entre bêtise et suspicion, rejeté par des nationalismes étroits, il traîne son utilité et son histoire incomplète à travers mers et continents à la recherche d’un espace familier capable d’absorber son énergie.
Observateur discret des êtres et des choses, souple et résistant, il est toujours prêt à saisir sa chance, même par vent contraire. En équilibre précaire, il sait que, comme notre passage sur terre, son visa de séjour sera bientôt périmé.

Caroline Faiola

Passée par une formation en arts plastiques, stylisme et photographie, Caroline Faiola débute sa carrière en tant qu’artiste photographe, mêlant des séries du surimpressions, encres et de collages.

Pour cette exposition, elle s’intéresse à la projection d’images sur un mouvement dansé, à la perte et la reconquête du centre de gravité
d’un corps, ainsi qu’à l’influence du déséquilibre sur celui-ci. Le projet s’articule autour d’une vidéo et d’une performance, interprétée par la danseuse Irene Moraglio (en photo ci contre) au
cours de l’exposition.

Pascal Goet

Les animaux, les plantes, les minéraux, Pascal Goet les observe avec intensité. Cela lui ouvre les portes d’un monde parallèle fascinant où il nous fait découvrir une richesse de formes, de textures et de couleurs. La créativité de la vie semble sans limites, au service d’une esthétique puissante. À regarder tout d’abord, à analyser ensuite.
De multiples découvertes scientifiques naissent de l’observation de cet infra-monde. Enfin, il nous donne envie de poursuivre cette quête de beauté. Une beauté essentielle à notre soif d’art, d’absolu, de transcendance qui font de nous des êtres humains et qui pose l’ultime question de l’origine de la création.

Jisseo

1 grain de riz sur une première case, puis 2, 4, 8, 16… Et ainsi de suite.
Avec « des grains de riz sur un échiquier », Jisseo nous emmène sur le chemin d’une destination apparemment accessible et pourtant inatteignable.

À l’image de l’être humain : optimiste, tout puissant, inconscient et irresponsable.
Autant que vous le sachiez : dans certaines situations vous ne serez pas capable d’y arriver.

Sarah Hoyt

Dans sa vidéo « Piano 4 hands, 2013 », Sarah met en exergue le
déséquilibre et l’équilibre d’une répétition du premier prélude de
Bach. Avec deux versions superposées de sa propre répétition, Sarah nous montre cette capacité de recréer exactement ou pas le même morceau dans deux moments distincts. « Le début est synchronisé mais très vite ça se désynchronise.»
L’unisson est retrouvé momentanément pour quelques mesures avant que les deux versions se perdent en se séparant de plus en plus jusqu’à la fin. Les quatre mains se lèvent du piano en même temps comme par magie…